P h i l o s o p h i e                                                                                                                      

Mon travail de peintre a une forme de classicisme, auquel je tiens, autant dans le traitement que dans l’approche. Je peins sur des toiles de lin ou de coton et j’utilise des couleurs acryliques, des liants, de l’eau et de la poudre de marbre.

L’essentiel de ma peinture parle de mémoire, la mienne et celle de tous ceux qui m’ont précédée.

Il y a différents temps qui se mêlent, s’assemblent, et tout autant de couches de peintures, de photographies, d’écritures qui se superposent. Je construis des espaces de supposition, de divagation et d’égarement géographique et temporel… Le territoire de nos mémoires comme un paysage imaginaire.

La photographie est une part importante de mon travail. Photographier me sert à acter le souvenir. J’utilise l’objectif en temps que peintre : l’image que je saisis lors de la prise de vue est déjà une partie intégrée à la toile. Elle condense la réalité et l’imaginaire, le présent immédiat et déjà si vite dépassé…

Je parle de nostalgie, de traces, de souvenirs réels et incertains. J’essaye de souligner ces échappatoires de la mémoire, ces portes, ces fuites et d’ouvrir des espaces par le blanc de la toile, de la matière. C’est le départ vers un inconnu au goût de déjà vu.

Mes peintures sont un pur aperçu subjectif capté entre deux éblouissements de soleil et impréssionné sur la plaque sensible d'une mémoire.